En 2026, laisser son argent dormir sur un compte courant n’est plus une option si vous voulez préserver votre pouvoir d’achat. Entre inflation, hausse des taux et nouvelles opportunités (intelligence artificielle, énergies renouvelables, finance durable), bien choisir son investissement financier devient un véritable levier pour construire et sécuriser son patrimoine.
Ce guide passe en revue les principaux placements financiers 2026 (actions, obligations, ETF, OPCVM, produits structurés, pierre‑papier, tontine) et les enveloppes fiscales clés (assurance‑vie, PEA, PER, compte‑titres) pour vous aider à bâtir une stratégie à la fois performante et adaptée à votre profil.
1. Pourquoi vos placements financiers sont décisifs en 2026
Les taux réglementés et les marchés ont fortement évolué ces dernières années. Quelques repères utiles pour situer le contexte :
- Livret A: taux fixé à environ 1,7 % net depuis août 2025, sécurisé mais souvent inférieur à l’inflation sur le long terme.
- Obligations d’État françaises: rendements autour de 3 % en 2025, en nette hausse par rapport aux années de taux zéro.
- SCPI de rendement: distributions généralement situées autour de 4 à 6 % bruts par an, avec un risque et une liquidité intermédiaires.
Conséquence directe : se contenter de placements ultra sécurisés peut conduire à une érosion progressive du pouvoir d’achat. La clé en 2026 consiste donc à :
- combiner des placements protecteurs (livrets, fonds euros, obligations de qualité),
- et des placements dynamiques (actions, ETF, immobilier, private equity…) capables de battre l’inflation à long terme.
2. Avant d’investir : clarifier votre profil, votre horizon et votre tolérance au risque
Choisir le meilleur placement financier ne commence pas par un produit, mais par vous. Trois questions structurent toute stratégie efficace :
2.1. Quels sont vos objectifs ?
- Court terme (moins de 3 ans): épargne de précaution, achat de véhicule, vacances, apport immobilier à court horizon.
- Moyen terme (3 à 8 ans): achat immobilier, études des enfants, changement de vie professionnelle.
- Long terme (plus de 8 ans): retraite, transmission, constitution d’un patrimoine conséquent.
Plus l’horizon est long, plus vous pouvez accepter de volatilité à court terme pour viser un meilleur rendement potentiel.
2.2. Quelle est votre tolérance au risque ?
- Profil prudent: priorité absolue à la sécurité, forte aversion aux pertes, même temporaires.
- Profil équilibré: vous acceptez des fluctuations modérées en échange d’un meilleur rendement sur plusieurs années.
- Profil dynamique: vous tolérez des baisses importantes à court terme pour maximiser le potentiel de performance à long terme.
Il est essentiel d’être honnête avec vous‑même : sous‑estimer votre aversion au risque conduit souvent à vendre dans la panique au pire moment.
2.3. Quelle part de votre patrimoine pouvez‑vous immobiliser ?
Certains placements sont très liquides, d’autres moins. Posez‑vous deux questions simples :
- De quel montant ai‑je besoin à tout moment en cas d’imprévu (épargne de précaution) ?
- Combien puis‑je investir sans avoir à y toucher pendant plusieurs années ?
Répondre à ces trois dimensions (objectif, temps, risque) permet ensuite de choisir les bons produits, dans les bonnes enveloppes fiscales.
3. Panorama des grandes familles de placements financiers en 2026
Voici les principales catégories de placements à votre disposition en 2026, avec leurs forces, limites et profils d’investisseurs adaptés.
3.1. Les actions : moteur de croissance à long terme
Investir en actions revient à devenir propriétaire d’une partie d’une entreprise. C’est historiquement l’une des classes d’actifs les plus performantes sur le long terme, mais aussi l’une des plus volatiles à court terme.
- Rendement potentiel: élevé à long terme (les marchés actions ont souvent délivré sur très longue période des performances supérieures à l’inflation).
- Risque: important ; la valeur peut fortement fluctuer, voire baisser durablement pour certains titres.
- Horizon conseillé: au moins 8 à 10 ans pour lisser les à‑coups de marché.
- Liquidité: généralement élevée pour les grandes capitalisations.
En 2026, plusieurs tendances structurelles créent des opportunités :
- Intelligence artificielle et automatisation, au cœur des gains de productivité.
- Énergies renouvelables et transition énergétique, soutenues par des besoins d’investissement massifs.
- Finance durable et critères ESG, de plus en plus intégrés par les investisseurs institutionnels.
Vous pouvez investir en actions de manière directe (sélection de titres en compte‑titres ou via un PEA) ou via des fonds et ETF pour une approche diversifiée.
3.2. Les obligations : revenus réguliers et visibilité accrue
Une obligation est un prêt que vous accordez à un État ou à une entreprise, en échange d’intérêts versés régulièrement jusqu’au remboursement du capital à l’échéance.
- Rendement potentiel: généralement inférieur à celui des actions, mais plus prévisible. Les obligations d’État françaises servaient autour de 3 % en 2025.
- Risque: dépend de la qualité de l’émetteur (État, grande entreprise, PME) et de la durée. Le risque de défaut est limité mais non nul.
- Horizon conseillé: de 3 à 10 ans selon la maturité.
- Liquidité: variable ; correcte sur les grandes émissions, plus faible sur certains titres de sociétés.
Les obligations peuvent être logées dans des fonds obligataires, dans une assurance‑vie ou un compte‑titres, et constituent un bon complément défensif pour stabiliser un portefeuille.
3.3. OPCVM : déléguer la gestion à des professionnels
Les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) regroupent l’épargne de nombreux investisseurs pour la confier à une société de gestion. Deux formes principales :
- FCP (Fonds Communs de Placement) ;
- SICAV (Sociétés d’Investissement à Capital Variable).
Leur intérêt :
- Gestion professionnelle: une équipe dédiée suit les marchés pour vous.
- Diversification immédiate: même avec un capital modeste, vous accédez à un panier de titres.
- Large choix de stratégies: actions, obligations, mixtes, thématiques (IA, climat, santé, etc.).
En contrepartie, ces fonds supportent des frais de gestion, qu’il faut surveiller, car ils impactent directement le rendement net. Et comme toujours, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
3.4. Les ETF : simplicité, faibles frais et diversification instantanée
Les ETF (Exchange‑Traded Funds) sont des fonds indiciels cotés en Bourse qui répliquent la performance d’un indice (par exemple un indice actions mondial ou un indice sectoriel).
- Rendement potentiel: proche de celui de l’indice suivi, avec un écart généralement limité.
- Risque: identique au marché sous‑jacent (actions, obligations, matières premières…).
- Frais: souvent très compétitifs, ce qui en fait un outil de choix pour investir à long terme.
- Liquidité: bonne, car les ETF se négocient en continu comme des actions.
Les ETF permettent de se positionner facilement sur des thèmes porteurs en 2026, comme l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables ou la finance durable, tout en profitant d’une diversification immédiate.
3.5. Les produits structurés : rendement conditionnel avec protections partielles
Les produits structurés combinent généralement un support obligataire et des options (dérivés) pour offrir un couple rendement / protection spécifique :
- protection partielle du capital à l’échéance (par exemple jusqu’à une certaine baisse de l’indice),
- coupon conditionnel ou rendement bonifié si certains scénarios de marché se réalisent.
Ils peuvent être intéressants pour les investisseurs cherchant un rendement potentiel supérieur aux placements sécurisés tout en cadrant le risque dans un scénario défini à l’avance. Mais ils présentent aussi :
- une complexité importante (mécanismes techniques parfois difficiles à appréhender),
- un risque de perte en capital si les conditions ne sont pas remplies,
- une liquidité parfois réduite avant échéance.
Ils doivent donc être choisis et compris avec l’aide d’un professionnel, dans le cadre d’un portefeuille bien diversifié.
3.6. La pierre‑papier : SCPI, OPCI, SCI pour investir dans l’immobilier sans gérer de locataires
La pierre‑papier permet d’investir dans l’immobilier (bureaux, commerces, santé, résidentiel…) sans acheter directement un bien ni gérer les locataires. Les principales formes sont :
- SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier),
- OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier),
- SCI (Sociétés Civiles Immobilières) à capital variable accessibles via l’assurance‑vie.
Caractéristiques générales :
- Rendement potentiel: distributions souvent autour de 4 à 6 % bruts par an pour de nombreuses SCPI de rendement (les chiffres varient selon les sociétés de gestion et les années).
- Risque: modéré à significatif (risques liés à l’immobilier : vacance, baisse de valeur des biens, contexte économique).
- Horizon conseillé: long terme, généralement plus de 8 à 10 ans.
- Liquidité: moindre que les actions ; la revente peut prendre du temps et dépend du marché secondaire.
La pierre‑papier constitue un outil puissant pour générer des revenus complémentaires (loyers distribués) tout en diversifiant son patrimoine au‑delà des marchés financiers.
3.7. La tontine : un placement collectif de long terme original
La tontine moderne est un mécanisme d’épargne collective géré le plus souvent par des assureurs. Les participants versent un capital dans une structure mutualisée pour un horizon long, et le capital est réparti à l’échéance entre les survivants du groupe selon des règles prédéfinies.
- Objectif: valoriser un capital sur le long terme, souvent avec une dimension complément retraite.
- Rendement potentiel: dépend des marchés financiers et des règles du contrat, avec un effet de mutualisation lié à la longévité.
- Liquidité: très faible ; l’épargne est généralement bloquée jusqu’à l’échéance.
La tontine peut intéresser des épargnants recherchant un placement de très long terme, diversifié et cadré, prêt à renoncer à la liquidité en échange d’un potentiel de rendement majoré.
4. Placements protecteurs vs placements dynamiques : trouver le bon équilibre
Un portefeuille robuste en 2026 combine généralement :
- une base protectrice pour la sécurité et la liquidité,
- une part dynamique pour chercher la performance et battre l’inflation.
4.1. Les placements protecteurs
- Livret A: capital garanti par l’État, liquidité immédiate, taux net autour de 1,7 % depuis août 2025, idéal pour l’épargne de précaution.
- LDDS: même logique que le Livret A, en complément.
- LEP (sous conditions de revenus) : l’un des placements sécurisés les plus rémunérateurs pour les ménages éligibles.
- Fonds en euros des contrats d’assurance‑vie : capital garanti par l’assureur (hors faillite), rendement généralement supérieur aux livrets ordinaires sur longue durée.
- Obligations d’État et obligations d’entreprises solides : revenus plus stables, mais soumis aux variations des taux d’intérêt.
Ces supports sont parfaits pour sécuriser une partie du patrimoine, mais leur rendement réel, après inflation et fiscalité, peut être limité. D’où la nécessité d’ajouter une composante plus dynamique.
4.2. Les placements dynamiques
- Actions et ETF actions (via PEA, assurance‑vie, compte‑titres) : moteur de croissance à long terme.
- SCPI, OPCI, SCI: revenus immobiliers potentiels, diversification géographique et sectorielle.
- Private equity, crowdfunding immobilier ou d’entreprises: fort potentiel de rendement mais risques élevés et liquidité réduite.
- Produits structurés et tontines: solutions de diversification spécifiques, à bien comprendre avant de s’engager.
Le bon dosage entre protecteur et dynamique dépend de votre âge, de votre horizon et de votre sensibilité au risque. Un conseiller en gestion de patrimoine peut vous aider à calibrer cette répartition.
5. Tableau comparatif simplifié des placements financiers 2026
| Type de placement | Niveau de risque | Horizon conseillé | Rendement potentiel (ordre de grandeur) | Liquidité |
|---|---|---|---|---|
| Livrets réglementés (A, LDDS, LEP) | Très faible | Court terme | Faible (souvent autour de 1,7 % à 4 % selon le livret et la période) | Excellente |
| Fonds euros (assurance‑vie) | Très faible | Moyen / long terme | Modéré (environ 2 % à 3,5 % bruts selon les assureurs et les années) | Bonne (retraits possibles, parfois avec délais) |
| Obligations / fonds obligataires | Faible à modéré | 3 à 10 ans | Modéré (autour de 2 % à 4 % selon la qualité et la durée) | Variable |
| Actions, ETF actions, OPCVM actions | Élevé | Long terme (8 à 10 ans et plus) | Élevé (mais très variable, aucun rendement garanti) | Généralement bonne |
| SCPI / OPCI / SCI (pierre‑papier) | Modéré | Long terme (8 à 10 ans minimum) | Moyen (souvent 4 % à 6 % bruts pour de nombreuses SCPI de rendement) | Limitée |
| Produits structurés | Modéré à élevé | 4 à 10 ans selon le produit | Conditionnel, potentiellement attractif mais non garanti | Souvent moyenne avant échéance |
| Tontine | Variable (long terme, collectif) | Très long terme | Potentiel intéressant sur la durée, non garanti | Très faible (capital souvent bloqué) |
Rappel important : les rendements indiqués sont des ordres de grandeur observés ou usuels ; ils ne constituent en aucun cas une garantie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
6. Les enveloppes fiscales clés : un élément déterminant pour votre rendement net
En France, le choix de l’enveloppe fiscale est souvent aussi important que le choix du support d’investissement lui‑même. Quatre dispositifs jouent un rôle central :
6.1. Assurance‑vie : flexibilité et fiscalité douce sur le long terme
L’assurance‑vie reste le placement préféré des Français, et pour de bonnes raisons :
- Souplesse: versements libres ou programmés, retraits partiels, possibilité d’arbitrer entre supports.
- Large choix de supports: fonds euros sécurisés, unités de compte (actions, obligations, SCPI, ETF, fonds thématiques, etc.).
- Fiscalité avantageuse après 8 ans: abattement annuel sur les gains retirés (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple, sous conditions de la législation en vigueur).
- Outil de transmission: cadre spécifique pour transmettre un capital dans de bonnes conditions fiscales, selon les règles applicables au contrat et aux dates de versement.
En 2026, l’assurance‑vie s’impose comme une enveloppe centrale pour structurer un patrimoine à moyen et long terme, notamment en combinant sécurité (fonds euros) et dynamisme (unités de compte).
6.2. PEA : l’enveloppe idéale pour dynamiser votre épargne en Bourse
Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est conçu pour encourager l’investissement en actions européennes tout en offrant une fiscalité adoucie:
- Supports éligibles: actions européennes, ETF éligibles, certains fonds.
- Fiscalité: après 5 ans de détention, les plus‑values et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux restent dus, selon le taux en vigueur).
- Plafond de versement: plusieurs centaines de milliers d’euros en cumul PEA classique + PEA‑PME, selon les règles en vigueur au moment de l’ouverture et des versements.
Le PEA est particulièrement adapté pour tous ceux qui souhaitent construire une épargne actions à long terme dans un cadre fiscal avantageux.
6.3. PER : préparer sa retraite en optimisant ses impôts
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est dédié à la préparation de la retraite :
- Versements déductibles du revenu imposable (dans les limites légales), ce qui génère une économie d’impôt immédiate, proportionnelle à votre tranche marginale d’imposition.
- Blocage jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi, par exemple acquisition de la résidence principale).
- Sortie à la retraite: possible en capital, en rente, ou en mixte, avec une fiscalité spécifique selon les modalités choisies.
Le PER est un formidable outil pour les contribuables imposés, car il permet de transformer des impôts immédiats en capital retraite. En contrepartie, il est moins liquide que l’assurance‑vie.
6.4. Compte‑titres ordinaire : la liberté maximale
Le compte‑titres offre l’univers d’investissement le plus large : actions du monde entier, obligations, ETF, OPCVM, produits structurés, etc.
- Avantage principal: grande flexibilité, aucun plafond de versement, libre choix des supports.
- Fiscalité: gains et revenus soumis à la fiscalité en vigueur (prélèvement forfaitaire unique ou barème progressif de l’impôt sur le revenu, selon vos choix et votre situation).
Le compte‑titres est donc particulièrement adapté pour les investisseurs souhaitant une large liberté d’allocation, en complément des enveloppes fiscalement optimisées comme l’assurance‑vie, le PEA et le PER.
6.5. Résumé des principaux atouts fiscaux
| Enveloppe | Atout majeur | Horizon conseillé | Limites principales |
|---|---|---|---|
| Assurance‑vie | Fiscalité avantageuse après 8 ans, outil de transmission, très polyvalent | Moyen / long terme | Complexité des règles, rendement dépendant des supports choisis |
| PEA | Exonération d’impôt sur le revenu sur les gains après 5 ans | Long terme | Investissements principalement en actions européennes, retraits encadrés |
| PER | Déduction fiscale des versements, préparation de la retraite | Très long terme | Capital bloqué jusqu’à la retraite (sauf cas prévus), fiscalité à la sortie à anticiper |
| Compte‑titres | Liberté complète sur les supports, pas de plafond | Tous horizons (selon les supports) | Fiscalité moins avantageuse que PEA, PER ou assurance‑vie dans de nombreux cas |
7. Construire votre stratégie 2026 : exemples d’allocations selon l’horizon
Ces exemples schématiques illustrent des approches possibles. Ils ne constituent pas un conseil personnalisé, mais des repères pour réfléchir à votre propre stratégie.
7.1. Horizon court terme (moins de 3 ans) : priorité à la disponibilité
- Objectif: ne pas perdre de capital, garder l’argent disponible.
- Supports possibles: Livret A, LDDS, LEP, compte à terme court, fonds euros d’assurance‑vie.
- Part d’actions conseillée: souvent nulle ou très marginale.
Ici, le rendement n’est pas la priorité : il s’agit avant tout de sécuriser votre épargne de précaution et vos projets à court terme.
7.2. Horizon moyen terme (3 à 8 ans) : rechercher l’équilibre rendement / risque
- Objectif: financer un projet important (immobilier, études, changement de vie) tout en limitant le risque de perte en capital.
- Supports possibles: assurance‑vie en gestion équilibrée (fonds euros + unités de compte), fonds diversifiés, SCPI en petite proportion, obligations.
- Part d’actions: présente mais encadrée, souvent via des fonds ou ETF.
La diversification devient centrale : il s’agit de combiner sécurité et potentiel de performance pour battre l’inflation sans prendre de risques excessifs.
7.3. Horizon long terme (plus de 8 ans) : maximiser la performance potentielle
- Objectif: préparer la retraite, transmettre un patrimoine, devenir rentier partiel grâce aux revenus de vos placements.
- Supports possibles: PEA investi en actions et ETF, assurance‑vie dynamique, PER, SCPI, éventuellement une part de private equity ou de produits structurés.
- Part d’actions: potentiellement importante pour les profils équilibrés et dynamiques.
Avec un horizon long, vous pouvez davantage profiter de la puissance des intérêts composés: les gains réinvestis année après année démultiplient la croissance de votre capital.
8. Tendances porteuses à suivre en 2026
Sans chercher à « jouer les devins », certaines méga‑tendances semblent bien installées et peuvent inspirer vos choix de placements :
8.1. Intelligence artificielle et automatisation
L’IA révolutionne déjà de nombreux secteurs : technologie, santé, finance, industrie, logistique, marketing… Investir via des ETF thématiques ou des fonds spécialisés permet de profiter de ce potentiel tout en diversifiant sur plusieurs entreprises plutôt qu’un seul titre très volatil.
8.2. Énergies renouvelables et transition énergétique
La décarbonation de l’économie nécessite des investissements massifs dans l’éolien, le solaire, les réseaux, le stockage, la rénovation énergétique des bâtiments, la mobilité verte. Les secteurs liés à la transition énergétique devraient donc continuer à offrir des opportunités à long terme, malgré une volatilité parfois marquée.
8.3. Finance durable et critères ESG
De plus en plus d’investisseurs intègrent des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur sélection de placements. La finance durable n’est plus une niche : elle oriente une part croissante des flux d’investissement.
De nombreux fonds, ETF et supports en assurance‑vie ou en PEA permettent d’allier recherche de performance et impact positif, en soutenant des entreprises mieux préparées aux enjeux de demain.
9. Pourquoi se faire accompagner par un conseiller en gestion de patrimoine
Multitude de produits, règles fiscales complexes, évolution constante des marchés : il est normal de se sentir perdu. C’est précisément là qu’intervient le conseiller en gestion de patrimoine.
- Analyse globale de votre situation (revenus, charges, patrimoine, famille, fiscalité, objectifs).
- Construction d’une stratégie sur mesure: allocation d’actifs, choix des enveloppes fiscales, arbitrages dans le temps.
- Suivi dans la durée: adaptation de vos placements en fonction de l’évolution de votre vie et des marchés.
- Accès à une sélection de solutions (assurance‑vie, SCPI, produits structurés, PER…) filtrées selon votre profil et vos objectifs.
Des plateformes spécialisées comme celles dédiées à la mise en relation entre épargnants et conseillers certifiés rendent cet accompagnement plus simple, impartial et accessible. En quelques minutes, vous pouvez être mis en relation avec un expert capable de vous aider à créer, développer et gérer votre patrimoine dans la durée.
En 2026, la vraie différence ne se joue plus seulement sur le choix d’un « meilleur placement », mais sur la qualité de la stratégie globale et le suivi dans le temps.
10. FAQ – Placements financiers 2026
10.1. Quels sont les placements financiers sans risque en 2026 ?
Les principaux placements considérés comme sans risque de perte en capital (hors faillite de l’établissement) sont :
- Les livrets réglementés (Livret A, LDDS, LEP) ;
- Les fonds euros des contrats d’assurance‑vie ;
- Les comptes à terme et dépôts à terme bancaires.
Ils sont parfaits pour sécuriser l’épargne de précaution, mais ne suffisent pas à eux seuls pour battre l’inflation sur le long terme.
10.2. Comment protéger mon épargne de l’inflation ?
Pour protéger votre capital de l’inflation, il est souvent nécessaire d’introduire des actifs réels ou dynamiques dans votre portefeuille :
- Immobilier (direct ou via SCPI, OPCI, SCI), dont les loyers peuvent être indexés sur l’inflation.
- Actions, qui permettent aux entreprises de répercuter une partie de la hausse des coûts sur leurs prix.
- Éventuellement or et certaines matières premières, historiquement perçus comme valeurs refuges.
Il n’existe pas de placement miracle sans risque qui bat toujours l’inflation. La réponse se trouve dans une allocation diversifiée, adaptée à votre profil.
10.3. Quels sont les « meilleurs » placements financiers en 2026 ?
Le meilleur placement dépend toujours de votre situation. En 2026, une combinaison souvent pertinente pourrait inclure :
- Une base sécurisée : livrets réglementés, fonds euros, obligations de qualité.
- Une poche actions et ETF (via PEA ou assurance‑vie) pour capter la croissance à long terme, notamment sur des thématiques comme l’IA ou les énergies renouvelables.
- Une part d’immobilier via des SCPI ou SCI pour générer des revenus potentiels et diversifier.
- Éventuellement, une petite part de produits plus spécifiques (private equity, produits structurés, tontine) pour les profils avertis.
La vraie question n’est donc pas « quel est le meilleur placement ? », mais «quel est le meilleur mix de placements pour mon profil et mes objectifs».
10.4. Comment bien débuter dans le placement financier ?
- Constituez d’abord votre épargne de précaution sur des supports sûrs et liquides.
- Définissez clairement vos objectifs et votre horizon de placement.
- Commencez par des solutions simples et diversifiées: assurance‑vie, ETF indiciels, fonds équilibrés.
- Augmentez progressivement la part dynamique à mesure que vous gagnez en expérience et en confiance.
- N’hésitez pas à solliciter un conseiller en gestion de patrimoine pour éviter les erreurs structurantes.
Conclusion : 2026, l’année pour structurer (ou restructurer) votre patrimoine
Dans un environnement où l’inflation grignote les placements trop prudents et où les marchés évoluent rapidement, 2026 est une excellente année pour :
- clarifier vos objectifs et votre tolérance au risque,
- diversifier entre placements protecteurs et dynamiques,
- tirer parti des enveloppes fiscales les plus adaptées à votre situation (assurance‑vie, PEA, PER, compte‑titres),
- vous positionner sur les tendances structurelles comme l’IA, les énergies renouvelables et la finance durable,
- et vous faire accompagner par un professionnel du patrimoine pour transformer des choix ponctuels en véritable stratégie de long terme.
Bien utilisés, vos placements financiers ne sont pas seulement un moyen de faire fructifier votre épargne : ils deviennent un outil puissant pour gagner en liberté, sécuriser votre avenir et concrétiser vos projets de vie.